Pour quels patients est-elle destinée? Quels sont les suivis?

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La dernière phrase de la vidéo devrait être: "à partir de plusieurs prises de vue".

a) Quelles maladies peuvent être corrigées par une rétine artificielle ?

Les rétines artificielles s’adressent principalement aux pays développés. Dans ces pays, la cause la plus fréquente de cécité est à 50% la Dégénérescence Maculaire Liée à l'Âge (DMLA). Il existe encore deux formes de cette maladie, la forme sèche et la forme humide (voir partie «  les maladies de la rétine »). Les autres 50% sont les rétinopathies diabétiques, les glaucomes et enfin les maladies d’origines génétiques.


- Les formes humides de DMLA : Dues à l’apparition de néo-vaisseaux et d’œdèmes, la lumière est  incapable d’arriver à la couche de photorécepteurs, même après implant, ce qui rend ce dernier inutile. De plus, ce type de maladie se soigne bien grâce à certains produits qui vont empêcher l’apparition de ces parasites qui détériorent la vision.


-Les formes sèches de DMLA : Cette forme de la maladie est cette fois une cible potentielle de la rétine artificielle, rien n’empêcherait le fonctionnement de l’implant et il serait tout à fait capable de redonner une vue là où le patient l’a perdue. Cependant il ne s’agit pas forcement de la meilleure solution. Les cônes disparaissent effectivement très tôt dans la rétine du patient, cependant les bâtonnets restent intacts très longtemps et permettent donc une vision correcte chez la personne touchée par cette maladie mais uniquement une vision périphérique et non une vision centrale. Avec une rétine artificielle actuelle, un implant aurait plus de chance de faire perdre la qualité de vision restante chez le patient que de lui en faire gagner.


- Les glaucomes : Cette maladie est liée à une augmentation de pression dans le globe oculaire et cette surpression va mener à la mort des cellules ganglionnaires. Une rétine artificielle ne remplace que les cellules photo-réceptrices et nécessite le fonctionnement des deux autres couches (les cellules bipolaires et les cellules ganglionnaires). Sans cette dernière couche fonctionnelle la rétine artificielle ne marche pas. On ne peut donc pas soigner ce type de maladie avec une rétine artificielle.


- Les rétinopathies diabétiques :

Tout comme les glaucomes, cette maladie présente une grande désorganisation de la rétine interne et il est donc impossible d’implanter une rétine artificielle qui ne pourra transmettre l’information jusqu’au cerveau.


Toutes ces maladies ne sont donc pas favorables à la rétine artificielle, d’autres traitements naturels plus efficaces existent ou bien l’implant ne serait tout  simplement pas fonctionnel. Dans la liste des maladies candidates pour la rétine artificielle il ne reste plus que les maladies d’origines génétiques. Il s’agit de la rétinite pigmentaire.


-La rétinite pigmentaire (voir partie «  les maladies de la rétine » pour plus de détails) : cette maladie d’origine génétique constitue la principale cible de la rétine artificielle, et tous les essais d’implants jusqu'à présent on été faits sur des patients ayant ce type de maladie. Ce qui fait que la rétinite pigmentaire est plus propice à une rétine artificielle que d’autres maladies est le fait que seule la première couche de la rétine humaine est endommagée. Ce qui est nécessaire au bon fonctionnement d’un implant, c’est-à-dire les deux autres couches, restent totalement intactes.

 

b) Le suivi des patients.


La rétine artificielle en est pour l’instant à l’état de test, elle n’est pas entièrement finie et sa disponibilité n’est pas encore pour le grand public. La seule manière de s’en procurer une est d’être sélectionné pour participer aux tests. Ces tests demandent une grande implication de la part du patient. Durant toute sa période d’essai, il subira des tests hebdomadaires qui consistent à tester sa perception afin d’ajuster et régler son implant. Les tests consistent  à activer une à plusieurs électrodes particulières et vérifier si le patient voit bien des points séparés, si le niveau d’intensité de perception est le même … afin d’ajuster la puissance de chaque électrode individuellement pour optimiser la vision perçue grâce à l’implant, minimiser les déformations et ajuster le champ de la camera par rapport au champ rétinien couvert par la surface de l’implant. Les tests serviront aussi de contrôle pour vérifier que rien ne s’est déplacé au niveau de l’implant ou que le patient ne subit aucune réaction néfaste vis-à-vis de la rétine artificielle.


Dans le cas d’une rétine normale, l’image est reconstituée par le cerveau à partir de saccades faites inconsciemment par les yeux. Dans le cas d’un patient ayant une rétine artificielle, l’œil a été immobilisé afin de ne pas déplacer ni casser l’implant à cause des mouvements brusques des yeux. Du à cette immobilisation, la vision par saccades ne fonctionne plus. Le suivi des patients a permis de constater qu’ils pallient à l’immobilité des yeux par la mobilité de la tête. Petit à petit le cerveau va apprendre à traiter l’information de manière différente en constituant les images à partir de plusieurs prises de vues différentes.  Le patient pour constater dans les premiers mois suivant sont implant une amélioration de sa perception visuelle.

Transition:

La rétine artificielle peut belle est bien rendre la vue, même si la vision n'est pas qualifiable de "utile". C'est une solution à court terme car elle n'est pas applicable pour un grand nombre de maladie et se révèle être assez onéreuse. D'autre solution bien plus intéressante sur le plan des résultats et des méthodes employées sont aussi à l'étude.

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